Article - Christian Gourdain

Abraham, Moïse, Akhenaton selon les parallèlismes de l'histoire
 
Croix Rouge

Les peuples indo européens et Indo-iraniens sembleraient présenter une origine commune dans la tripartition de leurs formations sociales qui seront justifiées par une idéologie politico religieuse les structurant en trois premières classes sociales associées aux trois fonctions de pouvoir de souveraineté magico-religieuse, de défense guerrière, de production des richesses commerciales, artisanales, agricoles caractérisant le schème conceptuel de la géomancie prophétique (GEOx). La 4ème classe des travailleurs et esclaves représentant les relations de parenté, de reproduction-fécondité est la fondation de la GEO+ démocratique aux origines du matriarcat. Le mandala biblique Abrahamique (associant les deux GEOx et GEO+) est la boule de cristal, « la Matrix » qui cristallisera le prénatal de l’humanité en s’adaptant à toutes les Grandes Traditions politico-religieuses. C’est un modèle ingénieux « d’un système au repos » reflétant comme dans un kaléidoscope la multiplicité « des systèmes en activité possibles » d’une structure fondamentale et complexe de la formation sociale que chaque peuple organisait à sa guise. J’ai largement élaboré, dans mes articles de 2010 à 2017, le parallélisme entre les mandalas bibliques relatant l’origine de l’Ancêtre Abraham et celle de Yayati dans l’hindouisme (l’ancêtre mythique de toutes les races humaines chez les Indiens).

            D’après la vision mythique des anciens occultistes, les quatre races humaines ont dominé sur terre durant des périodes de civilisation de 12 500 ans correspondant aux périodes de la race noire éthiopienne, de la race rouge atlante, de la race jaune lémurienne et de la race blanche indo européenne. Le terme race et/ou peuple n’implique aucune supériorité génétique d’une race sur l’autre mais différents stades d’évolutions ethniques culturels à des niveaux matériels, technologiques, physiques, économico-sociales et politico-religieux. Les Rouges dont la civilisation intellectuelle évolua avec celle des Noirs avaient fondé de splendides colonies en Chine, au Tibet, dans l’Inde, en Egypte et sur les continents américains. Leur origine remonterait à plus de 50 000 ans sur le continent austral alors que l’Europe et l’Asie étaient en partie sous l’eau Les croisements entre les peuplades à peau blanche, rouge, jaune et noire ont résulté de nombreux métissages qui ont permis à ces races/peuplades de s’unir entre eux et il est certain qu’il y a eu des rapports conflictuels guerriers et des périodes calmes de paix et de prospérité. Notons à ce niveau que la réincarnation des âmes n’est pas à négliger dans l’énigme des origines de l’humanité qui selon la légende biblique, est issue des quatre Archanges « gardiens des portes du Paradis » lesquels rendront visite à Abraham et à la naissance de Jésus et s’incarneront dans les trois Rois Mages (représentant trois différentes races/peuplades).

     Dans un passé lointain remontant à plus de 10 000 ans av J.C, suite à des changements climatiques, des milliers de blancs (ancêtres des Indo européens) vinrent progressivement s’installer en Asie Mineure et dans les forêts du centre et du midi de l’Europe. Ils rencontrèrent les Noirs (ancêtres des Dravidiens-Hamites-Couschites) qui avaient développé une civilisation très puissante et prospère recouvrant le bassin méditerranéen, s’étendant des montagnes de l’Afrique au Caucase et à l’Asie avec des villes cyclopéennes et des centres religieux en Inde et en Haute Egypte. La légende ésotérique nous conte qu’une partie de ces indo européens (ancêtres des Aryens, des Iraniens, des Germains, des Slaves, des Celtes des Grecs, des Italiques et autres peuples) se révoltèrent contre les druidesses et prêtresses-chamanes qui sacrifiaient rituellement des guerriers. Un grand nombre se réfugièrent dans les déserts devenant ainsi les Errants-Bodhomes qui brunirent au soleil et sont les ancêtres des peuplades indo-européennes Sémites (Arabes, Hébreux, Chaldéens, et autres). Certains de ces Indo européens furent dominés par les Noirs et furent mis en servitude; ceux qui s’échappèrent, rapportèrent les secrets de la fonte des métaux, l’écriture sacrée qui servira dans l’art de la religion et de la science, une vision monothéiste religieuse de l’unité divine de l’univers, le culte des astres ainsi qu’une pratique de la polygamie qui contrastait avec la pratique polyandrique des druidesses. Des vagues de hordes d’Indo-européens, envahirent l’Europe, l’Asie et l’Inde et ils se fusionnèrent avec les Noirs Dravidiens qu’ils repoussèrent jusqu’à Lanka (Ceylan) selon la légende jusqu’à la fin de la période védique vers 3 200 avant J.C. Dans l’épopée du Râmâyana, le héros mythique RAMa vécut 10 000 ans, remontant à l’origine du conquérant RAM et symbolise l’union culturelle et sociale de ces deux grands peuples. L’aventure de Sita (épouse de Râma prise dans le harem de Ravana) sera réactualisée par l’épopée d’Abraham et de Sara, prise dans le harem de Pharaon lequel donnera en mariage sa fille Hagar, une princesse coushite descendante de Misraïm fils de Ham

       Vers 2600 ans av J.C., des hordes de Rois pasteurs indo-européens Sémites-Hyksos atteignirent ensuite l’Egypte fusionnant avec les Egyptiens et les Couschites à travers des rapports sociaux pas toujours pacifiques. Néanmoins les théories racistes (dues au nazisme, au colonialisme) ont cherché à exploiter cette longue histoire à des fins politiques et religieuses pour démontrer la supériorité de la race blanche aryenne et des castes supérieures (en Inde en particulier et ailleurs). Notons que le livre écrit par Adolph Hitler, Mein Kampf, est un best-seller en Inde ou l’actuel Premier Ministre est accusé de persécuter les minorités musulmanes et autres.

Cette idéologie du pouvoir totalitaire (Via en Géox) imposée par la noblesse de robe, d’épée (et d’argent) est aussi présente dans les origines de notre civilisation occidentale au Moyen Age et elle sera abolie avec la révolution de 1789, permettant aux citoyens de partager la souveraineté du peuple (Géo+) dans une démocratie constitutionnelle. Dans notre tradition religieuse, la malédiction de Noé prédisant la domination des sémites sur les hamites justifiera l’esclavagisme jusqu’à la fin du XlXème siècle. Néanmoins cette domination se perpétue encore, dans de nombreuses sociétés, avec l’exploitation des patrons producteurs capitalistes sur leurs clients travailleurs dépourvus de leurs terres et l’esclavagisme subsiste en Lybie encore aujourd’hui.

Le culte tout puissant de la fécondité de la Déesse se serait universellement répandu durant toute la préhistoire, de « l'ancienne Europe » progressivement envahie ensuite par les indo-européens. Le matriarcat perdura des dizaines de millénaires, jusque vers -3 000 av J-C. Le patriarcat se serait ensuite peu à peu institué et il contrôla la religion et le pouvoir des femmes, leurs imposant la soumission. Le passage du matriarcat au patriarcat est symbolisé par la chute de la « Eve biblique ». Pour les Anciens Occultistes, le combat entre les Indo-européens Aryens et Sémites, était « une guerre de religions » entre les cultes matriarcaux lunaires polythéistes des Indo européens (Aryens et autres) et à l’adoption du culte patriarcal monothéiste solaire que certains Indo européens Sémites empruntèrent aux peuples noirs Coushites-Dravidiens (les Ethiopiens occidentaux et orientaux : les cousins de la descendance hamite). Notons que Moïse (l’égyptien-sémite) avait scellé une alliance matrimoniale avec une femme couschite, fille du prêtre Léto, appartenant au plus pur type de l’antique race éthiopienne, qui quatre ou cinq mille ans avant Ramsès avait régné sur l’Egypte avec ses traditions remontant aux plus vielles races du globe.

Le schème conceptuel du mandala biblique nous livre les secrets de l’archéologie des anciens savoirs ésotériques de l’humanité et on le retrouve dans nos théories d’anthropologie sociale aujourd’hui, permettant une compréhension laïque des textes religieux. Il est certain que la laïcisation des recherches ne s’intéresse qu’aux éléments historiques factuels explicatifs de la marche des sociétés dans la dimension syntagmatique temporelle de la praxis historique et n’est pas toujours capable d’interpréter la dimension mythique paradigmatique qu’elle attribue à de vagues spéculations religieuses et spirituelles et qui recèle les parallélismes de l’histoire qui abondent dans les textes des Grandes Traditions Religieux, reprenant les anciennes légendes. Par exemple l’histoire de Moise se calque sur l’histoire d’Akhenaton (et d’Abraham) et reprend la suite de leurs épopées. Moïse était d’origine égyptienne dans un milieu de Sémites Asiatiques installés depuis un certain temps dans le delta oriental, phénomène récurrent dans la longue histoire de l’Égypte. Abraham se situe au temps mythique et l’histoire des patriarches s’étend sur plusieurs centaines d’années caractérisant les ancêtres éponymes servant de toile de fond à l’Histoire de Moïse laquelle se déroule du temps du Pharaon Akhenaton. Le peuple hébreu, celui de l’Exode, celui dont personne jusqu’à aujourd’hui n’a trouvé aucune trace dans l’Egypte ancienne, ne serait autre que la population égyptienne d’Amarna s’exilant de la capitale d’Akhenaton, le premier pharaon monothéiste. Le grand exode de ce peuple égyptien est indéniablement associé avec les envahisseurs Sémites-Hyksôs (les Rois Patriarches bergers du désert) formant le peuple des tribus d’Israël ; Is-Ra-El : signifie Fils (Is) du Soleil (Ra) Dieu (El).

Le grand exode du peuple de Moïse s’inspira de l’épopée d’Akhenaton et les élites exilées du peuple unifié (les Egyptiens, les Sémites-Hyksos alliés aux Hamites-Couschites et à des rebelles du désert, les Apirous) ont voulu démontrer la supériorité du Dieu Monothéiste (et des Archanges), de Moïse et d’Abraham (Ab.RAM) neutralisant les dieux du Pharaon, de Sethkhéméré et du roi Abimélék ; permettant aux nouveaux dieux RAMa et Krishna (incarnations à peaux noire de Vishnou), de dominer les anciens dieux dravidiens protégés par Shiva et accomplissant ainsi l’inversion prophétique.

La similitude dans le parallélisme de l’histoire entre la nouvelle religion qu’Akhenaton avait essayé d’imposer à son pays et l’enseignement religieux attribué à Moïse, ont convaincu certains chercheurs archéologues à penser qu’Akhenaton serait donc Moïse le prophète du culte monothéisme et qu’iI écrivit l’ancien testament et notamment l’hymne à Aton. Il se serait enfui d’Egypte en volant l’arche de l’alliance qui se trouvait dans le sarcophage de la grande pyramide de Gizeh. Akhenaton aurait exilé la population de la capitale Amarna et les hauts dignitaires qui l’ont servi l’ont ensuite accompagné dans le Sinaï. Moïse fut un Egyptien et il transmit sa propre religion aux Juifs, ce fut celle d’Akhenaton, la religion d’Aton. Le récit biblique de la vie de Moïse est un exemple des parallélismes de l’histoire respectant l’ordre chronologique des faits qui ont marqué l’existence du pharaon, traduisant sa vie et son action.

Christian Gourdain